Booster la visibilité de sa marque grâce aux réseaux sociaux : le témoignage du Chapelier Fou. 1

De gauche à droite : Emily Guérin et Agnès Parcheminou.

De gauche à droite : Emily Guérin et Agnès Parcheminou.

Agnès Parcheminou, co-créatrice avec Emily Guérin,  de la marque de thé bio « Le Chapelier Fou » est partenaire de Webpatron.

Elles gèrent la présence du Chapelier Fou sur les réseaux sociaux de mains de maître ! Voici son témoignage.

 


Le Chapelier fouWebpatron : Le Chapelier Fou c’est un univers « à part ». Le nom de la marque, l’originalité des mélanges proposés, des noms attribués et des packagings ; tout est décalé et rien ne se prend au sérieux ! Ainsi , avant de parler de votre présence sur les réseaux sociaux, nous souhaiterions en savoir plus sur votre beau projet et sur sa création !

Agnès Parcheminou : Lorsque nous nous sommes lancées dans l’aventure, nous n’étions pas des expertes en thé, juste des consommatrices. Un jour Emily et moi étions réunies autour d’une tasse de thé et nous avons commencé à discuter des marques de thé existantes et de l’image un peu « boring » et lisse qu’elles avaient. On a commencé à s’imaginer une vision plus fun, plus décalée. C’est parti d’un délire, et puis un peu comme un défi on s’est renseigné : Comment devenir créatrices de thé ? Comment gérer les fournisseurs ? etc… Après nous avions peu de doutes sur le type de produits que nous souhaitions proposer : du thé bio et un grain de folie !

Le nom du Chapelier Fou (en référence au personnage d’Alice au Pays des Merveilles condamné à boire du thé éternellement) collait complètement à l’image que l’on souhaitait renvoyer.
Je ne sais pas si j’aurai voulu ou pu le faire seule. A deux c’est plus rassurant et motivant ! Ensemble nous définissons les nouveautés, les recettes, les visuels, les noms. Emily est en charge de la logistique et du développement commercial et je m’occupe du site internet.

 

W. : Comment avez-vous définit votre présence sur les réseaux sociaux ?
A.P. : Emily et moi sommes toutes les deux issues du web. Il nous paraissait donc évident et primordial d’avoir une visibilité en amont du lancement de notre site internet.
Six mois avant, nous avons donc créé notre blog et notre page Facebook où nous avons parlé du projet. Nous avions au commencement majoritairement des amis et des amis d’amis. Mais de fil en aiguille, la communauté a grossi. Il y a eu un effet boule de neige. Le jour de l’ouverture du site Internet, nous avions tout de même une communauté active de 200 personnes. Nous les avions sollicités sur les questions stratégiques, leur demandant leur avis sur les choix de packaging par exemple.
Nous sommes également présentes sur Twitter, sur Pinterest et sur Google +.

 

W. : Et concrètement comment vous servez-vous de chaque réseau ?
A.P. : Sur Facebook, l’idée est vraiment de communiquer  sur notre projet, sur nos envies, sur notre univers. On informe des événements. On est vraiment à l’écoute de notre communauté, dans le sens où l’on agit en fonction de leurs réactions.
Il est vrai que les premiers temps, nous accordions de l’importance au nombre de fans. Puis, passée l’euphorie de la conquête, on a vraiment trouvé le plaisir d’être proche des gens. En cela Facebook est un outil sympathique. Aujourd’hui, nous avons une communauté de 1500 fans (des clients et des prospects) avec très peu de désabonnement. C’est plutôt rassurant quant à notre stratégie. Nous ne sommes jamais dans la sur-publication, on ne veut pas être intrusif.
Sur Twitter, nos publications sont parallèles à celles de Facebook. La différence majeure réside dans nos followers, car ce sont des concurrents, des communautés de thés, des blogueuses… Les réactions et les interactions sont donc différentes. Sur Twitter tout va très vite. Mais là aussi, on veille à tweeter raisonnablement.
En ce qui concerne Pinterest, nous y étions très présentes au lancement de la marque, cela nous permettait de partager notre univers. Aujourd’hui, ça n’est plus notre priorité.
Enfin pour Google +, nous souhaitions y être représenté. Mais selon moi, ça n’est pas assez bien conçu pour de la communication de marque.
Je dirais que nous passons en moyenne une demi-heure par jour sur les réseaux sociaux.

 

W. : A quoi vous sert votre présence sur les réseaux sociaux  ? Quels avantages et quels inconvénients y voyez-vous ?
A.P. : La difficulté des réseaux sociaux, c’est que ce n’est pas un outil de vente direct.
Bien-sûr en période de soldes ou lors d’opérations spéciales, on relaye sur les réseaux sociaux. Mais pour les démarches commerciales, on privilégie l’e-mailing qui est un excellent levier e-commerce.
D’ailleurs les réseaux sociaux nous ont permis de récolter une bonne base e-mailing pour le lancement du site internet. On ne se veut pas trop commerciaux sur ces canaux.
Je dirais que le seul inconvénient c’est le temps, c’est chronophage. Mais c’est un faux problème car consacrer du temps aux réseaux sociaux reste impératif dans une stratégie.
Pour moi, il n’y a que des avantages à être présents sur les réseaux sociaux. C’est vraiment un lieu d’échange et de partage. D’ailleurs nous avons régulièrement des questions en messages privés ou sur notre mur Facebook. On échange et trouve des infos utiles. C’est chaleureux et intime même si c’est public. C’est paradoxal je sais, mais cela permet de nous forger une identité !
Nous nous en servons pour montrer qui nous sommes, présenter notre caractère sympathie, notre côté fun. Cela nous permet d’être proche des gens et c’était vraiment notre objectif. On ne voulait pas être une marque immatérielle !
C’est un moyen important pour les particuliers d’entrer en contact avec nous, d’interagir avec eux et de nous faire connaître. Cela nous permet d’atteindre des gens que l’on n’aurait pas pu toucher autrement et de garder contacts avec des personnes rencontrées lors d’événements (journalistes, blogueurs, prospects, clients…). Cela permet aussi, de participer à des événements et d’entrer en contact avec des personnalités que nous n’aurions pas pu joindre ou du moins difficilement.

 

W. : A ce propos, nous aimerions revenir sur plusieurs événements auquel Le Chapelier Fou a participé !
A.P. : Le tout premier événement nous avait été suggéré par une blogueuse. Nous avions participé à un marché de noël à la Cartonnerie dans le 11ème à Paris.
Nous avions notre stand avec nos thés et nos coffrets cadeaux. Il y avait même un salon de thé pour déguster nos produits.
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Grâce à notre professionnalisme et au capital sympathie de notre marque, notre réputation s’est faite par le bouche à oreille de blogueuse à blogueuse.
Nous avons ainsi été conviés à l’événement Oh my Blog! #SummerParty à l’Atelier Créatif à Paris.
L’événement réunissait 24 blogueuses et était basé sur le DoItYourself. Nous avons donc proposé un atelier création de thé glacé. Nous y avons rencontré des fans de thé avec lesquels nous avons pu échanger. Les autres « curieuses » ont pu découvrir la marque et le produit. Pour certaines, nous les avons même réconciliées avec le thé !
Résultats ?! Des échanges enrichissants, des contacts prospects et clients, plusieurs articles de blogs et de nombreux retours sur les réseaux sociaux. Un gros coup de pub en somme !
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En ce qui concerne l’événement Antikod (un collectif de créateurs qui casse les codes de la mode et propose des collections pour faire rayonner toutes les femmes), la démarche était différente. Nous avions repéré l’événement sur les réseaux sociaux et c’est nous qui sommes entrées en relation avec eux, leur proposant d’être partenaire de l’événement. Ils nous ont proposé de tenir un bar à thé. Nous rendions un service sur le salon et en contre-partie cela nous permettait  de nous faire voir et éventuellement de vendre. Nous y avons rencontré des journalistes et des contacts intéressants auxquels nous n’aurions pas eu accès en temps normal. L’optique était vraiment de nous faire connaître. Et encore une fois, le pari a réussi !
Nous n’avons pas de boutiques, uniquement des points de vente, alors ce genre d’événements, comme les réseaux sociaux, sont de belles occasions de promouvoir notre marque. Ces participations nous ont confirmé que la dégustation était un point important pour transformer nos contacts en clients !

 

W. : Le Chapelier Fou a fêté ses un an d’existence alors « Bon anniversaire » !
A.P. : Merci. A cette occasion d’ailleurs, nous avions réservé des surprises et des privilèges à nos fans Facebook !

 

On espère que ce bel échange, vous aura convaincu de vous lancer sur les réseaux sociaux pour votre marque ou votre activité !

 

Si vous cherchez de l’inspiration, que vous êtes fan de thé ou tout simplement curieux, suivez le Chapelier Fou sur :

 

 

 

P.S. : Agnès Parcheminou est également participante régulière du Hubzh, un club d’aficionados et de débutants de la région de Rennes, réunis autour de l’utilisation du web 2.0, des réseaux sociaux et des médias sociaux.

Auteur du billet : 

Ancienne touriste spécialisée numérique et désormais chef de projet web. Obsédée par les moutons et les poneys, j'essaye de varier avec les flamands roses !