La révolution tunisienne et les réseaux sociaux

Les opposants et manifestants le disent : le succès rapide du soulèvement populaire tunisien n’aurait pas été possible sans les réseaux sociaux. Organisation des manifestations, partage de textes, motivation des troupes, échange d’informations en temps réel etc. les réseaux fournissent tout ce qui est nécessaire à la tenue d’une bonne révolution rapide et efficace. On peut  sourire des flash-mobs et laisser les apéros géants pour des épiphénomènes sans lendemain, il est toutefois difficile aujourd’hui d’ignorer la puissance des réseaux quand ils contribuent (largement) à renverser un dictateur.

Les réseaux sociaux, une aubaine également pour les médias classiques et les tunisiens expatriés qui ont pu suivre minute par minute les événements sur le fil de Twitter ou des fils recomposés et traités par des journalistes, comme celui du Monde qui mêle également les commentaires de ses lecteurs internautes .

 

Cette nouvelle révolte 2.0 illustre une caractéristique importante des nouveaux médias en ligne : la capacité d’offrir un espace d’auto-organisation. Les Mainichi Tokubai, ces ménagères japonaises qui achètent en groupe et font trembler la fédération nationale des commerçants nippons en sont un autre exemple.

En Tunisie, la star du net du jour est Mohamed Ben Kilani, ce pilote de ligne qui a refusé de faire décoller l’avion transportant l’ex-président tunisien Ben Ali. France Info nous apprend ce matin qu’il est un héro et que sa page Facebook est saturée de message de remerciements.

Auteur du billet : 

J'accompagne les entreprises dans leur communication sur les médias et réseaux sociaux : stratégies de contenu et d'animation, community management, formation, conférences. Je suis basé à Rennes, en Bretagne.