Municipales Rennes 2014 : les bonnes pratiques d’une campagne sur les réseaux sociaux 1

Passées les traditionnelles annonces de meetings, les auto-congratulations de candidats, les revues de presse et les « piques » aux adversaires, qu’est-ce qui valorise un candidat sur Facebook et Twitter ? Petite revue des bonnes pratiques adoptées sur les sites communautaires en temps de campagne électorale. 

À quelques semaines du 1er tour des élections municipales et à la suite de la publication d’articles (France Info, Blog Rennes) au sujet de la présence des candidats aux municipales de Rennes sur les réseaux sociaux, voici un point sur les bons usages observés sur Twitter et Facebook.

1) L’interaction avec les citoyens

Chat, retweets et réponses aux électeurs… Le candidat doit être présent sur les réseaux sociaux et réussir ses échanges avec les internautes. Cela lui permet d’écouter et de prendre en compte les avis des électeurs et aussi de défendre son programme en temps réel.

Exemple d'intervention d'un candidat sur Facebook

Mais il y a mieux ! Le « live tweet »

Cette pratique consiste à commenter en direct un événement sur Twitter (une conférence de presse, un match de football…). Un candidat à l’élection municipale et son équipe peuvent par exemple choisir de live tweeter l’annonce d’un programme. Les followers réagissent en direct avec la satisfaction d’être au coeur de la campagne municipale. Dommage qu’aucun des prétendants à la mairie de Rennes ne l’ait utilisé jusqu’à présent (sauf erreur de notre part).

2) La maîtrise de la « social syntaxe » ou comment bien utiliser le lexique des réseaux sociaux 

Sur Twitter, on ne rédige pas tout à fait comme sur les autres réseaux sociaux. Twitter a son propre langage,  certains candidats le savent et tweetent en connaissance de cause. À eux les RT (Retweets), # (hashtags) et autres #FF (FolowFriday) qui soignent leur e-reputation, boostent leur visibilité et propagent leurs idées…

nathalieappere-ff-twitter

Tweeter c’est bien, mais tweeter juste c’est mieux !

La concision est de mise (140 caractères max.) et le choix du bon mot et de la bonne formule peut s’avérer décisif. Gare aussi à la ponctuation ! Une virgule inexistante ou mal placée peut parfois conduire au quiproquo ! Enfin, attention à l’humour au second degré qui passe difficilement sur les réseaux sociaux, à moins de bien savoir utiliser les smileys ;-)

3) La réactivité face à l’actualité locale

À événement exceptionnel, commentaire exceptionnel. En effet, ne pas s’exprimer en tant que personnalité politique engagée dans une campagne municipale, alors qu’une actualité liée à sa commune ou sa région défraie la chronique sur les réseaux sociaux, peut s’avérer risqué voire rédhibitoire.

Il y a quelques semaines, en pleine campagne électorale rennaise, l’emballement médiatique au sujet des incidents intervenus en marges du meeting du Front National, a poussé certains candidats à s’exprimer pour condamner ces heurts.

TW-chavanat

tw-lescure

fb-appere

4) Compter sur ses soutiens de campagne

Ne pas négliger la force de frappe d’un comité de soutien et des colistiers. Ces alliés peuvent eux aussi être présents sur les réseaux sociaux et relayer les informations de campagne et fédérer les électeurs autour d’une idée, d’un projet municipal.

Exemple avec un échange entre deux soutiens de B.Chavanat :

soutien-chavanat-web

Ils peuvent même faire bénéficier au candidat de leur maîtrise des rouages des réseaux sociaux en exportant, pourquoi pas, la campagne sur d’autres plateformes d’échanges.

soutien-appere-web

Pour aller plus loin…

Étant donné la popularité de Facebook et Twitter auprès de l’électorat français, on ne peut qu’encourager les candidats et sympathisants à relayer leurs idées, leur programme sur ces réseaux. Qu’en est-il des autres médias à leur disposition comme les plateformes de partage de photos (Flickr) et vidéos (YouTube) ? Les politiques locaux s’empareront-ils de ces outils ?

Et vous, que pensez-vous de cette web campagne ? Les candidats rennais sont-ils suffisamment connectés ?


Auteur du billet : 

Passionnée d'art contemporain, web friendly, communicante tout-terrain, actuellement en stage chez Webpatron.

  • Miche7

    Sur twitter, des gens pays par nos impôts, car assistants parlementaires (je ne nommerai personne, mais celui auquel je pense est au PS) passent leur temps à twitter leur soutien à Appéré ou à agresser verbalement leurs adversaires.

    C’est ce qu’on veut d’une « campagne web » à gauche ? Que des gens payés par nos impôts aient assez de temps pour troller sauvagement ?